La loi de finances pour 2026 est désormais adoptée. Le gouvernement a eu recours à l’article 49.3 pour faire adopter le texte en nouvelle lecture. Elle entre donc en vigueur pour l’année 2026. Pour les dirigeants, l’enjeu consiste avant tout à analyser les mesures réellement applicables et leurs conséquences concrètes sur les choix fiscaux, financiers et patrimoniaux à venir.
Ainsi, cette loi s’inscrit dans une logique de continuité, tout en introduisant plusieurs ajustements qui méritent une lecture attentive. Certains concernent directement l’entreprise, d’autres touchent la fiscalité personnelle des dirigeants ou la structuration patrimoniale, notamment via les holdings.
Loi de finances 2026 et fiscalité des entreprises : les points à anticiper
Une surtaxe exceptionnelle maintenue pour les très grands groupes
La loi de finances 2026 prolonge la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée en 2025. Elle concerne les groupes réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France. En revanche, le texte adopté prévoit un taux réduit par rapport à l’année précédente.
Pour les dirigeants concernés, cette surtaxe doit être intégrée, dès à présent, dans les projections d’impôt sur les sociétés 2026. Elle influence directement le résultat net et oriente les décisions de gestion associées.
CVAE : une suppression progressive confirmée
La loi de finances 2026 confirme la trajectoire de suppression progressive de la CVAE, avec une suppression totale prévue à l’horizon 2028. En 2026, cette contribution continue donc de diminuer.
Ainsi, même si l’effet est progressif, les dirigeants doivent désormais intégrer cette évolution dans leurs prévisionnels à moyen terme.
Franchise en base de TVA : seuil relevé à 37 500 €
La loi de finances 2026 reprend la réforme envisagée en 2025 : elle fixe un seuil de franchise en base de TVA de droit commun à 37 500 € de chiffre d’affaires annuel. En parallèle, elle maintient un seuil spécifique à 25 000 € pour les prestations de travaux immobiliers.
Ce point mérite une attention particulière pour les dirigeants concernés, notamment en phase de développement ou d’arbitrage sur la structuration de leur activité.
Loi de finances 2026 et impôt sur le revenu : ce qui change pour les dirigeants
Barème de l’impôt sur le revenu revalorisé
Contrairement au projet initial, la loi de finances 2026 ne prévoit pas de gel du barème de l’impôt sur le revenu. Le gouvernement a renoncé à l’« année blanche ». Le barème est revalorisé à la hauteur de l’inflation, soit +0,9 %.
Par conséquent, pour les dirigeants qui se rémunèrent par un salaire, et/ou par des dividendes imposés au barème progressif, ce paramètre s’intègre dans les simulations de rémunération. Il n’efface pas la nécessité d’arbitrer finement entre rémunération professionnelle et revenus du capital.
Contribution différentielle sur les hauts revenus maintenue
La contribution différentielle sur les hauts revenus est reconduite en 2026. Elle vise les foyers fiscaux dont le revenu dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple, en garantissant un taux d’imposition minimal de 20 %.
De plus, pour les contribuables concernés, cette contribution peut modifier le taux effectif d’imposition et réduire l’impact de certaines stratégies d’optimisation. Elle devient ainsi un paramètre à considérer dans la réflexion globale sur la rémunération et la fiscalité personnelle.
Loi de finances 2026 et patrimoine : un impact direct pour les holdings
Une taxe sur le patrimoine financier à prendre en compte
La loi de finances 2026 introduit une taxe annuelle sur le patrimoine financier, qui concerne notamment les holdings. Cette taxe est calculée sur la valeur des actifs financiers non affectés à l’activité opérationnelle, détenus par la société. Son taux est fixé à 2%, appliqué à la fraction du patrimoine financier entrant dans le champ du dispositif.
Dans ce contexte, pour les dirigeants disposant d’une holding, cette évolution impose donc une analyse précise de la composition des actifs détenus, afin de distinguer clairement actifs d’exploitation et actifs financiers et d’en mesurer l’impact fiscal.
Ce que la loi de finances 2026 change concrètement dans vos décisions
La loi de finances 2026 s’inscrit dans une logique d’ajustements successifs plutôt que de rupture. Toutefois, ces évolutions modifient plusieurs paramètres clés qui influencent directement les choix des dirigeants, notamment en matière de fiscalité, de rémunération et d’organisation patrimoniale.
En pratique, cette évolution conduit les dirigeants à :
- mettre à jour leurs prévisionnels financiers,
- revoir leurs arbitrages de rémunération,
- analyser l’impact patrimonial de leurs choix, notamment en présence d’une holding.
C’est précisément dans ce cadre qu’une direction comptable externalisée et un accompagnement comptable et financier structuré permettent de sécuriser les décisions, en apportant une lecture globale et anticipée des chiffres.
Loi de finances 2026 : décider avec méthode plutôt que subir
La loi de finances 2026, telle qu’adoptée, ne bouleverse pas brutalement les règles existantes. En revanche, elle modifie plusieurs paramètres clés qui influencent directement les décisions des dirigeants, qu’il s’agisse de fiscalité d’entreprise, de rémunération ou d’organisation patrimoniale.
Prendre le temps d’en mesurer les effets permet d’éviter les arbitrages tardifs et de sécuriser les choix structurants. Dans ce contexte, disposer d’une vision claire et chiffrée devient un véritable atout pour piloter sereinement l’année à venir.
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